Opérations en monnaies étrangères Les entreprises peuvent réaliser, dans le cadre de leur activité, des opérations en monnaies étrangères. Ces opérations peuvent correspondre : Premièrement, à des opérations de ventes à l’étranger (exportations) ; Deuxièmement, à des opérations d’achat à l’étranger (importations) ; Troisièmement, à des opérations d’emprunt ; Quatrièmement, à des opérations en capital […]

Les principes comptables au Maroc La comptabilité se fonde principalement sur des principes comptables que les entreprises doivent respecter. Le Code général de normalisation comptable est le référentiel comptable qui énonce les principes comptables au Maroc. Les principes comptables au Maroc sont au nombre de Sept (7). Ces principes sont les suivantes : Premièrement, le […]

Qu’est-ce que la comptabilité ? La comptabilité est le processus d’enregistrement des transactions financières relatives à une entreprise. En effet, le processus de comptabilité comprend le résumé, l’analyse et le rapport de ces transactions sous formes d’états que la norme définit. La norme définit, également, les principes comptables à respecter lors de l’élaboration des comptes. […]

La revue des comptes dans le cadre d’une mission d’audit consiste à effectuer des vérifications afin d’obtenir des éléments probants que les comptes reflètent une image fidèle.

Il s’agit de l’étape principale dans la mission du commissaire aux comptes.

En quoi consiste la revue des comptes ?

Cette étape de la mission de l’auditeur est complémentaire aux autres étapes à savoir :

Elle constitue, avec ces étapes, la base de la constitution de l’opinion d’audit.

Cette mission consiste à collecter des éléments probants afin de s’assurer que les comptes :

  • Premièrement, sont réguliers et sincères ;
  • Deuxièmement, reflètent une image fidèle de la situation financière de l’entreprise.

La mission consiste à faire une revue des postes de la balance générale de l’entreprise afin de s’assurer qu’ils respectent les normes comptables en vigueurs.

De quels outils dispose l’auditeur pour faire une revue des comptes ?

Le commissaire aux comptes obtient tout au long de sa mission les éléments probants pour fonder l’assurance raisonnable lui permettant de délivrer sa certification.

A cet effet, il dispose de diverses techniques de contrôle, notamment :

  • Premièrement, les contrôles sur pièces et de vraisemblance ;
  • Deuxièmement, l’observation physique ;
  • Troisièmement, la confirmation directe
  • Enfin, l’examen analytique.

Il est à noter que l’auditeur, selon les normes d’audit en vigueur, doit indiquer dans son dossiers les raisons des choix qu’il a effectués.

Il lui appartient de déterminer les conditions dans lesquelles il met en œuvre ces techniques ainsi que l’étendue de leur application.

Sauf cas exceptionnels, le commissaire aux comptes ne peut examiner l’ensemble des documents justificatifs et des écritures comptables.

De ce fait, il sélectionne un échantillon sur lequel il va appliquer ses procédés de vérification. Pour cela, il effectue des sondages et des prélèvements soit :

  • Premièrement, au hasard basés sur le jugement professionnel ;
  • Deuxièmement, par échantillonnage statistique.

Techniques prévues par la manuel des normes pour effectuer la revue des comptes

Pour atteindre ses objectifs, le commissaire aux comptes dispose des techniques suivantes :

  • Premièrement, l’inspection physique et l’observation qui consistent à examiner les actifs, les comptes ou à observer la façon dont une procédure est appliquée ;
  • Deuxièmement, la confirmation directe qui consiste à obtenir directement, auprès des tiers qui entretiennent des relations commerciales ou financières avec la société, des informations sur le solde de leurs comptes avec l’entreprise ou sur des opérations effectuées avec elle ;
  • Troisièmement, l’examen des documents reçus par l’entreprise et qui servent de justificatifs à l’enregistrement des opérations ou à leur contrôle : factures fournisseurs, relevés bancaires par exemple;
  • Quatrièmement, l’examen des documents créés par l’entreprise : copie de factures clients, comptes, balances, rapprochements. Certains de ces documents peuvent avoir un caractère plus probant que d’autres ;
  • Cinquièmement, les contrôles arithmétiques ;
  • Sixièmement, les analyses, estimations, rapprochements et recoupements effectués entre les informations obtenues et documents examinés et tous autres indices recueillis ;
  • Enfin l’examen analytique qui consiste à :
    • faire des comparaisons entre les données résultant des états de synthèse et des données antérieures, postérieures et prévisionnelles de l’entreprise ou d’entreprises similaires et établir des relations entre elles ;
    • analyser les fluctuations et les tendances ;

L’évaluation du contrôle interne dans une mission d’audit revêt une importance capitale. En effet, le manuel des normes d’audit prévoit que l’auditeur doit dans le cadre de sa mission :

  • Premièrement, s’assurer que la société a mis en place des contrôles pour réduire le risque de survenance d’erreurs ou de fraudes ;
  • Deuxièmement, évaluer la pertinence de ces contrôles et leur bon fonctionnement.

Cette évaluation se fait à partir des orientations qu’il a fixé lors de la planification de la mission d’audit.

le commissaire aux comptes effectue une étude et une évaluation des systèmes qu’il a jugés significatifs en vue d’identifier :

  • d’une part les contrôles internes sur lesquels il souhaite s’appuyer ;
  • et d’autre part les risques d’erreurs dans le traitement des données afin d’en déduire un programme de contrôle des comptes adapté.

Un contrôle interne efficace réduit le risque d’anomalies dans les états de synthèse. Il réduit, en outre, le risque lié à une fraude ou à une erreur. Cependant, le risque de défaillance des contrôles internes n’est jamais exclu. Le commissaire aux comptes doit, chaque année revoir et tester le bon fonctionnement des contrôles.

L’auditeur décide au moment de la planification d’audit les risques qu’il souhaite couvrir par une évaluation du contrôle interne.

Qu’est-ce que le contrôle interne ?

Le terme « contrôle interne » désigne l’ensemble des mesures de contrôle que la direction définit, applique et surveille, sous sa responsabilité en vue de réduire les risques d’anomalies significatives. En effet, la direction a pour mission de :

  • D’un côté, assurer la protection du patrimoine de l’entreprise ;
  • De l’autre, garantir la fiabilité des enregistrements comptables et des états de synthèse qui en découlent.

Ainsi, pour atteindre cet objectif, la direction met en place des procédures interne pour garantir ces deux objectifs.

Exemple: Circuit de validation, répartition des tâches, inventaires, système informatiques, rapprochement bancaire…

Le contrôle interne ainsi défini doit permettre d’obtenir l’assurance raisonnable que :

les opérations sont exécutées conformément aux décisions de la direction (système d’autorisation et d’approbation);

  • Premièrement, les opérations sont enregistrées de telle façon que les états de synthèse qui en découlent sont
    • réguliers et sincères
    • et donnent une image fidèle de la situation financière de l’entreprise ;
  • Deuxièmement, les actifs de l’entreprise sont sauvegardés :
    • séparation des tâches,
    • contrôle physique sur les actifs,
    • service d’audit interne,
    • assurances, etc…

Place de l’audit interne dans une mission d’audit externe

L’appréciation du contrôle interne par un auditeur se déroule en deux principales :

  • Premièrement, il s’agit de comprendre les procédures de traitement des données et les contrôles internes manuels ou informatisés mis en place dans l’entreprise ;
  • deuxièmement, il s’agit de vérifier le fonctionnement des contrôles internes sur lesquels le commissaire aux comptes a décidé de s’appuyer. En effet, l’auditeur doit s’assurer qu’ils produisent bien les résultats escomptés tout au long de la période d’audit.

Conception des contrôles internes

L’auditeur doit évaluer la conception des procédures de contrôle interne afin de s’assurer de leur pertinence. En effet, il procède aux travaux suivants :

  • D’abord, prise de connaissance du système de traitement des données et des contrôles manuels et informatisés en place. Dans cet étape, l’auditeur peut :
    • Lire les procédures internes que l’entreprise a écrit ;
    • Procéder à des entretiens avec le personnel clé ;
    • Écrire des comptes rendus d’entretiens de contrôle interne ;
    • Dessiner des diagrammes de circulation des flux.
  • Ensuite, vérification par des tests limités (tests de conformité) que les procédures fonctionnent telles que décrites. En effet, il ne s’agit pas de vérifier la permanence des contrôles, mais de s’assurer que ce qui est écrit ou décrit existe dans la réalité ;
  • Enfin, évaluation des risques d’erreurs qui peuvent se produire dans le traitement des données en fonction des objectifs que doivent atteindre les contrôles internes sur le traitement des données, à savoir :
    • Premièrement, s’assurer que toutes les opérations sont saisies pour enregistrement,
    • Deuxièmement, s’assurer que les opérations saisies sont réelles et correctement enregistrées dans les livres et les états de synthèses,
    • Troisièmement, évaluer les contrôles internes assurant la protection des actifs, c’est-à-dire ceux sans lesquels il existerait des risques de pertes non enregistrées (par exemple, systèmes de protection physique des stocks pour éviter le coulage, relance des clients pour éviter des pertes sur créances) ;
    • Quatrièmement, identifier les contrôles internes sur lesquels le commissaire aux comptes a décidé de s’appuyer et qui auront pour conséquence, s’ils fonctionnent tels qu’escomptés, de limiter ses travaux de vérification sur les soldes des comptes concernés.

Cette étape est développée dans son intégralité lorsqu’un système comptable est étudié pour la première fois.

Exercices ultérieurs du contrôle interne

Pour les exercices ultérieurs, il conviendra de mettre à jour la description du système et l’analyse qui en est faite. Si les systèmes n’ont pas été modifiés, des tests de conformité devront être effectués pour s’assurer que c’est le cas.

Après la réalisation de la première étape, le commissaire aux comptes peut, pour orienter sa mission, rédiger une note qui résume pour chaque compte significatif :

  • Premièrement, le ou les systèmes comptables qui l’alimentent ;
  • Deuxièmement, le processus de jugement qui l’affecte ;
  • Troisièmement, les contrôles internes sur lesquels il a décidé de s’appuyer et les conséquences sur l’étendue des contrôles sur les soldes, si les résultats des tests sur ces contrôles internes sont satisfaisants ;
  • Enfin, la nature, l’étendue et le calendrier des autres contrôles pour s’assurer.

Test de fonctionnement des procédures de contrôle interne

La deuxième étape dans l’appréciation du contrôle interne se déroule comme suit :

  • vérifier de manière suffisamment étendue des contrôles internes sur lesquels le commissaire aux comptes a décidé de s’appuyer ;
  • tester que les contrôles fonctionnent comme elles sont décrites.

L’auditeur effectue des tests pour s’assurer que l’entreprise maintien de manière continue les contrôles qu’elle a mis en place. A l’issue de ces tests il décide si ces contrôles sont pertinents et fonctionnels. Si c’est le cas, cette situation permet de réduire les tests de contrôle sur les comptes.

Dans quel cas faut-il évaluer le contrôle interne ?

Le commissaire aux comptes doit procéder à cette appréciation du contrôle interne quelle que soit la taille de l’entreprise.

Dans les petites entreprises, il n’existe pas, a priori, de contrôles internes sur lesquels le commissaire aux comptes puisse s’appuyer. En effet, il est difficile qu’il existe un niveau suffisant du problème de séparation des tâches posés par un effectif restreint des services administratifs.

Cependant, il doit procéder à la première étape d’évaluation du contrôle interne afin de :

  • Premièrement, comprendre le processus de traitement des opérations
  • Deuxièmement, identifier les risques d’erreurs qui peuvent se produire.

Conclusion des travaux de contrôle interne

Le commissaire aux comptes signale aux dirigeants les observations qu’appelle de sa part le contrôle interne. Cette communication prendra une forme appropriée, orale ou écrite, en fonction de l’importance relative des observations.

Lorsque, dans son étude et son appréciation du contrôle interne, le commissaire aux comptes découvre des lacunes, il appréciera si celles-ci sont d’une gravité telle qu’il doive refuser sa certification ou l’assortir de réserves dûment motivées.

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Revue des comptes dans le cadre d’un audit

Planification d’une mission d’audit

 

La planification d’une mission d’audit est la phase préliminaire dans la démarche en vigueur au Maroc.

En effet, le manuel des normes d’audit prévoit que le commissaire aux comptes (ou auditeur contractuel) doit respecter les exigences suivantes :

  • Premièrement, une planification et une programmation des travaux d’audit;
  • Deuxièmement, une délégation d’une partie de ces travaux à des collaborateurs qualifiés ;
  • Troisièmement, la supervision des travaux d’audit par l’associé signataire ;
  • Enfin, une documentation des travaux effectué et un contrôle de leur qualité à posteriori.

Dans cet article, nous traitons des modalité de la planification d’une mission d’audit.

P.S.: Dans cet article, le terme « auditeur » est utilisé pour désigner le commissaire aux comptes et l’auditeur contractuel.

Avant la planification d’une mission d’audit – Une prise de connaissance

L’auditeur doit avoir une connaissance globale de l’entreprise. En effet, cette connaissance lui permet d’orienter sa mission et d’appréhender les domaines et les systèmes significatifs.

Cette approche a pour objectif d’identifier les risques pouvant avoir une incidence significative sur les comptes. Par ailleurs, elleconditionne la planification ultérieure de la mission qui conduisent à : Š

  • D’abord, déterminer la nature et l’étendue des contrôles, eu égard au seuil de signification ;
  • Ensuite, organiser l’exécution de la mission afin d’atteindre l’objectif de certification :
    • de la façon la plus rationnelle possible,
    • avec le maximum d’efficacité et en respectant les délais prescrits.

La planification de la mission d’audit consiste à déterminer le volume de travail, les délai et la période de réalisation de chacune des étapes. Les principales étapes sont les suivantes :

  • Premièrement, la prise de connaissance générale de la mission ;
  • Deuxièmement, la détermination des risques significatifs ;
  • Troisièmement, la détermination du seuil de signification ;
  • Quatrièmement, l’identification des zones de risques ;
  • Cinquièmement, la revue des procédures de contrôle interne et leur évaluation ;
  • Sixièmement, la revue des comptes ;
  • Enfin, la synthèse, les réunions et l’élaboration des rapports d’audit.

L’auditeur détermine, selon son jugement professionnel, le volume et la nature des travaux à effectuer dans chacune de ces étapes.

Lors de la planification de l’audit, l’auditeur doit évaluer le risque qu’une fraude ou qu’une erreur conduisent à des anomalies significatives dans les états de synthèse et doit interroger la direction sur toute fraude ou erreur significative qui aurait été détectée.

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Commissaire aux comptes au Maroc : Rôle et missions

Opinion d’audit

Le commissaire aux comptes ou l’auditeur indépendant doit dérouler certaines diligences avant l’acceptation d’une mission d’audit.

Il doit d’abord s’assurer avant l’acceptation d’une mission d’audit qu’il n’existe pas d’incompatibilités. En effet, certaines situations prévues par la loi interdisent au professionnel d’exercer une mission d’audit. Ces incompatibilités permettent de garantir que l’auditeur (ou le commissaire aux comptes) est indépendant.

Par ailleurs, l’auditeur doit refuser une mission lorsqu’il estime que le risque professionnel est accru. On peut citer, par exemple, les cas où il soupçonne fortement l’existence de fraude, de blanchiment d’argent…

Dans cet article, nous déroulons les cas d’incompatibilité, les cas de risque professionnel. Nous expliquons, enfin, les diligences à dérouler avant l’acceptation d’une mission d’audit.

Acceptation d’une mission d’audit – Incompatibilités légales

La loi sur la société anonyme prévoit des situations d’incompatibilités et d’interdictions à l’exercice des fonctions de commissaire aux comptes. Ces cas s’appliquent également dans les autres formes de société.

En effet, ces situations ont pour objet de garantir l’indépendance de l’opinion d’audit.

Ainsi, un commissaire aux comptes (ou auditeur indépendant) ne peut pas être :

  • Premièrement, un fondateur, apporteur en nature, bénéficiaire d’avantages particuliers. Cette interdiction s’étend également aux administrateurs, membres du directoire ou du conseil de surveillance. Par ailleurs, le gérant d’une SARL ne peut pas être auditeur indépendant ou CAC ;
  • Deuxièmement, les conjoints, parents et alliés, jusqu’au deuxième degré inclusivement, des personnes ci-dessus ;
  • Troisièmement, les personnes qui, directement ou indirectement ou par personne interposée, reçoivent de la part des deux premières catégories :
    • un salaire
    • ou une rémunération quelconque à raison d’une autre activité que celle de commissaire aux comptes ;

Il est à noter que les sociétés d’experts comptables dont l’un des associés se trouve dans une des situations prévues aux alinéas précédents ne peut exercer la fonction de commissaire aux comptes.

Autres incompatibilités

Outre les incompatibilités prévues par la loi, l’auditeur doit s’abstenir d’accepter une mission dès lors qu’il considère qu’une situation peut altérer son indépendance. Ainsi, il doit refuser toute mission lorsqu’il existe d’autres liens familiaux (autres que ceux prévues par la loi) avec un dirigeant, un actionnaire.

Cette recherche d’indépendance doit s’élargir aux préparateurs des états financiers au sein de l’entrepris. Ainsi, un lien avec le directeur financier ou le chef comptable, pourraient influer sur son objectivité et porter atteinte à son indépendance.

L’auditeur indépendant (ou commissaire aux comptes) doit veiller à chaque fois à ce que ses collaborateurs intervenants sur la mission sont indépendants. En effet, ces derniers ne doivent pas avoir des liens familiaux ou personnels avec les dirigeants ou aux cadres de l’entreprise. L’associé signataire est responsable de s’assurer de leur objectivité ou leur indépendance. De ce fait, il doit s’assurer d’une manière permanente que ses collaborateurs :

  • Premièrement, sont conscients des règles relatives à l’indépendance ;
  • Deuxièmement, qu’ils fournissent annuellement une attestation signée. Dans cette déclaration, les collaborateurs s’engagent à informer l’associé de toute situation douteuse en matière d’indépendance.

En outre, diverses situations peuvent constituer une atteinte à l’indépendance de l’auditeur. Il s’agit, par exemple, des cas suivants:

  • Premièrement, la part du revenu procuré à un cabinet par un seul client (ou groupe) est trop importante ;
  • Deuxièmement, le commissaire aux comptes dispose de participations (même symbolique) du chiffre d’affaires du client ;
  • Troisièmement, le commissaire aux comptes reçoit de la part du client des avantages de toute nature.

L’indépendance est également contrôlée lors des contrôles qualité que font périodiquement les confrères dans le cadre de l’Ordre des Experts-Comptables.

Présomptions irréfragables de dépendance

Le commissaire aux comptes (ou l’auditeur indépendant) doit être et paraître indépendant. Il doit s’assurer de cela avant d’accepter une mission. Il doit démissionner dès lors qu’il a un doute significatif quant à son indépendance professionnelle.

En effet, même s’il pense que son jugement n’est pas altéré, le commissaire aux comptes (ou auditeur indépendant) doit faire attention à toute situation qui pourrait remettre cette dernière aux yeux du public.

Il doit par, ailleurs, s’assurer en conscience que son état d’esprit vis-à-vis d’une mission lui permet d’avoir une opinion pleinement et entièrement libre.

L’auditeur ne peut se soustraire aux règles d’indépendance au moyen d’une interposition de personne.

 

Acceptation d’une mission d’audit – La démarche à suivre

Au-delà de l’indépendance, l’auditeur s’assure avant d’accepter la mission qu’il a la possibilité d’effectuer cette dernière correctement.

Pour cela, il doit dérouler les diligences suivantes :

  • Premièrement, prise de connaissance globale de l’entreprise;
  • Deuxièmement, appréciation de l’indépendance et de l’absence d’incompatibilités;
  • Troisièmement, examen de la compétence disponible pour le type d’entreprise concernée;
  • Quatrièmement, contact avec le commissaire aux comptes précédent, s’il y a lieu;
  • Enfin, décision d’acceptation du mandat.

L’auditeur recherche dans cette phase des éléments préliminaires qui lui permettent de savoir s’il existe un risque professionnel important. Il s’agit, notamment de :

  • Contrôle interne très insuffisant (faiblesses notables),
  • Comptabilité mal tenue et retard dans l’établissement des états de synthèse,
  • Attitude historique des dirigeants,
  • Continuité de l’exploitation compromise (situation financière très déséquilibrée, activités très en déclin, fortes pertes, etc…)
  • Situations conflictuelles entre dirigeants et/ou actionnaires.

L’existence de risques n’implique pas que le commissaire aux comptes refuse le mandat mais, sa décision d’accepter étant en connaissance de cause, il pourra prendre toutes les dispositions nécessaires pour en mesurer les conséquences.

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Contrôle interne en audit

Planification d’une mission d’audit

 

 

Qu’est-ce qu’un audit interne ?

L’audit interne évalue les contrôles internes d’une entreprise. En effet, il examine la gouvernance d’une entreprise et ses processus comptables.

Cet audit vise à garantir :

  • Premièrement, le respect des lois et des règlements ;
  • Deuxièmement, le maintien de l’exactitude et la ponctualité des rapports financiers et de la collecte des données.

Par ailleurs, l’audit interne fournit à la direction les outils nécessaires pour atteindre l’efficacité opérationnelle. Il permet d’identifier, en effet, les problèmes et de corriger les lacunes avant le passage d’un audit externe.

Comprendre l’audit interne

L’audit interne joue un rôle essentiel dans les opérations et la gouvernance d’entreprise. En effet, les dirigeants d’une entreprise sont responsables de l’exactitude des comptes qu’ils publient. De ce fait, les dirigeants doivent mettre en oeuvre les procédures nécessaires pour s’assurer de cette exactitude.

Au Maroc, l’audit interne est obligatoire dans certaines activités. En effet, certaines lois exigent la création d’un comité d’audit. Il s’agit, notamment de :

  • Premièrement, la loi bancaire ;
  • Deuxièmement, la loi sur la SA ;
  • Troisièmement, la loi relative au contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques.

Comité d’audit

Le comité d’audit dispose de deux rôles :

  • D’abord, il assiste le conseil d’administration sur le plan du contrôle interne notamment :
    • de la surveillance des règles de conformité des rapports financiers,
    • du respect des prescriptions juridiques et réglementaires,
  • Ensuite, il l’assiste dans l’évaluation de la qualification, de l’indépendance et de l’action des auditeurs externes.

Dans le monde, certaines lois telles que la loi Sarbanes-Oxley de 2002 (SOX), et la loi sur la sécurité financière rend les dirigeants légalement responsables de l’exactitude des états financiers de leur entreprise.

De ce fait, les dirigeants ont la responsabilité de faire un examen documenté des contrôles internes de l’entreprise. Pour cela, ils doivent mettre en place et maintenir un système de contrôles internes efficaces.

Les contrôles internes sont des processus et des procédures mis en œuvre par une entreprise pour :

  • garantir l’intégrité de ses informations financières et comptables ;
  • promouvoir la responsabilité et aider à prévenir la fraude.

L’audit interne cherche à identifier les éventuelles lacunes des contrôles internes d’une entreprise.

Audit interne au service du comité d’audit

L’audit interne offre également un certain degré de gestion des risques et une protection contre les fraudes, les gaspillages ou les abus potentiels.

Les résultats d’un audit interne fournissent à la direction des suggestions d’amélioration des processus actuels qui ne fonctionnent pas comme prévu. Ces résultats peuvent inclure :

  • Premièrement, des améliorations de procédures ;
  • Deuxièmement, l’identification d’erreurs éventuelles ;
  • Troisièmement, des recommandations d’amélioration des systèmes informatiques et de la cybersécurité.

Les audits internes peuvent avoir lieu sur une base quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou annuelle. Certains départements peuvent être audités plus fréquemment que d’autres.

Le processus d’un audit interne

En général, les auditeurs internes :

  • Premièrement, identifient les processus qui participent à la production de l’information financière ;
  • Deuxièmement, acquièrent une compréhension du processus de contrôle interne actuel ;
  • Troisièmement, identifiant les risques que des erreurs surviennent dans chaque processus ;
  • Quatrièmement, effectuent des tests sur le terrain ;
  • Cinquièmement, réparent un rapport d’audit et le discutent avec la direction de l’entreprise ;
  • Enfin, assurent le suivi des problèmes identifiés avec le personnel de chaque service, le cas échéant, pour s’assurer que les recommandations ont été mises en œuvre.

Les auditeurs internes se posent de manière permanente la question : Qu’est-ce qui peut mal se dérouler (what can go wrong).

Techniques d’évaluation

Les techniques d’évaluation permettent à l’auditeur interne d’acquérir une compréhension complète des procédures de contrôle interne. Ceci permet de savoir si les employés se conforment aux directives de contrôle interne.

Pour éviter de perturber le flux de travail quotidien, les auditeurs commencent par des techniques d’évaluation indirectes, comme:

  • l’examen des organigrammes,
  • la lecture des manuels,
  • l’évaluation des politiques de contrôle du département ou d’autres documents existants.

Si les services ne suivent pas les procédures écrites, les auditeurs doivent tenir des entretiens directement avec le personnel du service.

Techniques d’analyse

Les procédures de vérification sur le terrain peuvent comprendre :

  • le rapprochement des transactions,
  • le comptage des stocks physiques,
  • les calculs de la piste de vérification et le rapprochement des comptes.

Les techniques d’analyse peuvent tester des données aléatoires ou cibler des données spécifiques, si un auditeur estime qu’un processus de contrôle interne doit être amélioré.

Procédures de rapport

Les rapports d’audit interne comprennent un rapport formel et peuvent inclure un rapport intermédiaire préliminaire ou de type mémo.

Un rapport intermédiaire comprend généralement des résultats sensibles ou importants dont l’auditeur pense que le conseil d’administration doit être informé immédiatement.

Le rapport final comprend un résumé des procédures et des techniques utilisées pour réaliser l’audit, une description des résultats de l’audit et des suggestions d’amélioration des contrôles internes et des procédures de contrôle. Le rapport officiel est examiné avec la direction et les recommandations d’amélioration sont discutées.

Un suivi après un certain temps est nécessaire pour s’assurer que les nouvelles recommandations ont été mises en œuvre et ont amélioré l’efficacité opérationnelle.

Externalisation d’un audit interne

Les auditeurs internes sont employés par la société ou l’organisation pour laquelle ils effectuent un audit, et le rapport d’audit qui en résulte est remis directement à la direction et au conseil d’administration.

La société peut faire appel à des auditeurs consultants, bien qu’ils ne soient pas employés en interne, utilisent les normes de l’entreprise qu’ils contrôlent plutôt qu’un ensemble de normes distinct. Ces types d’auditeurs sont utilisés lorsqu’une organisation ne dispose pas des ressources internes nécessaires pour auditer certaines parties de ses propres opérations.

Upsilon Consulting dispose d’une équipe expérimentée en audit, élaboration et contrôle des processus. Faites appel à nous pour vos missions.

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