Dissolution et liquidation de société au Maroc | 2026

Salaheddine Yatim

Salaheddine Yatim

Managing Partner — Expert Comptable

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Dissolution et liquidation de société au Maroc | 2026

En bref : La fermeture d’une société au Maroc suit deux phases distinctes à ne pas confondre : la dissolution (décision des associés en AGE, publications légales, bilan de cessation) qui met fin à l’activité, puis la liquidation (réalisation des actifs, apurement du passif, distribution du boni, radiation) qui éteint la personnalité morale. La procédure dure en moyenne 3 à 18 mois et nécessite une conformité fiscale totale. Ces règles s’appliquent à toutes les formes (SARL, SA, SAS, SNC, SCS), avec des nuances propres à chaque forme juridique.

La dissolution et la liquidation d’une société au Maroc marquent la fin de son existence juridique. Bien que souvent employés comme synonymes dans le langage courant, ces deux termes désignent en réalité deux étapes juridiques successives de la fermeture d’une société. À l’issue de la procédure, l’ensemble des identifiants fiscaux de la société disparaissent et, en principe, tous les engagements des associés et des gérants cessent d’exister.

Il est toujours possible de trouver ces identifiants, par exemple au registre de commerce, mais la société y apparaît comme “dissoute”.

La dissolution de la société peut se faire de deux manières. En effet, on distingue :

  1. Dissolution amiable ou volontaire : lorsque les associés décident de mettre fin à l’activité. On parle d’une dissolution à l’amiable ;
  2. Liquidation judiciaire : lorsque la société est dissoute par une autorité judiciaire (en général, en raison de manquements aux obligations légales ou réglementaires). On parle dans le langage courant de : faillite.

Une dissolution amiable n’est possible que si la société est en mesure de couvrir ses passifs.

Il est également nécessaire de s’assurer de la conformité fiscale de la société avant d’entamer les démarches.

Dans cet article, nous vous livrons les secrets de la procédure de dissolution/liquidation.

Quelle est la différence entre la dissolution de société et la liquidation ?

Pourquoi faire une dissolution de société SARL au Maroc (fermeture d’une société) ?

Les motifs de dissolution sont multiples : expiration de la durée de vie de l’entreprise, réalisation ou impossibilité de réalisation de l’objet social, décisions des associés, etc. Cette étape, bien que souvent perçue comme négative, peut être envisagée comme une opportunité de restructuration ou de renouvellement.

Comprendre la différence entre dissolution de société et liquidation d’une société

La dissolution d’une SARL au Maroc ne signifie pas sa disparition immédiate. C’est une décision qui met fin à l’activité de la société, suivie par la liquidation, processus où les actifs sont liquidés pour régler les dettes. Une bonne compréhension de ces termes est primordiale pour tout entrepreneur. En savoir plus sur la création d’entreprises au Maroc.

La liquidation, quant à elle, fait référence aux actions entreprises pour réaliser les actifs, payer les créanciers et distribuer le reste, le cas échéant, aux associés. Découvrez nos services comptables et fiscaux.

Dans le langage courant, on peut parler de fermeture d’une société. Cependant, d’un point de vue juridique, il ne faut pas confondre dissolution d’une société et liquidation d’une société.

Approfondir les notions de dissolution de société SARL au Maroc

La dissolution d’une SARL au Maroc est la première étape de la fermeture d’une entreprise. Elle consiste en la décision de mettre fin à l’activité de l’entreprise. Les associés prennent cette décision lors d’une assemblée générale extraordinaire. Pour cela, ils doivent dresser un procès verbal de leur décision et notifier les administrations et les tiers concernés.

Il est important de noter que la dissolution d’une société ne signifie pas forcément la fin de toutes les obligations de la société. En effet, la société dissoute peut avoir des obligations qui demeurent non éteintes.

En effet, elle peut encore avoir : des salariés à licencier, des dettes à payer, des actifs à céder…

Selon les dispositions légales au Maroc, dans le cas d’une dissolution d’une SARL au Maroc à l’amiable, une période de liquidation suit la dissolution. En effet, lors de cette phase, le liquidateur que les associés désignent procède à :

  • La vente des actifs de l’entreprise (immobilisations, stocks, recouvrement de créances clients, etc.) ;
  • Le règlement des dettes de l’entreprise (envers l’État, les organismes sociaux, les salariés, etc.).

La liquidation se termine par la distribution éventuelle d’un bénéfice de liquidation aux associés.

Dissolution d’une société à responsabilité limitée SARL. Quelles sont les procédures et des formalités à suivre ?

Les principales étapes à suivre pour une dissolution et liquidation réussies de votre SARL sont les suivantes :

Principales formalités de la dissolution d’une SARL au Maroc

Les étapes à suivre dans le cadre d’une dissolution amiable sont les suivantes :

  1. Se réunir en assemblée générale extraordinaire avec comme ordre du jour la dissolution de la société, la nomination du liquidateur, la fixation du siège de la liquidation et la date d’effet de la dissolution.
  2. Signer, légaliser et enregistrer Le PV de l’AGE ;
  3. Dépôt du PV de l’AGE au greffe du tribunal de commerce ;
  4. Remplir la déclaration modificative du registre de commerce ;
  5. Faire la publication dans un journal d’annonces légales ;
  6. Préparer et déposer auprès de l’administration fiscale un bilan dit de «cessation totale d’activité », anciennement nommé « Bilan de pré liquidation » ;

Principales étapes de la clôture de liquidation

Après la fin des formalités de dissolution d’une SARL au Maroc, une étape de liquidation s’ouvre. En cas d’absence d’actifs et de passifs, cette période peut être courte. A la fin de cette période, il faut :

  1. Préparer un bilan à la fin de période, dit « Bilan de Liquidation » ;
  2. Préparer le rapport du liquidateur ;
  3. Se réunir en assemblée générale extraordinaire de clôture de liquidation, avec comme ordre du jour l’examen du rapport du liquidateur, l’approbation des comptes de liquidation, la clôture définitive de la liquidation et donner quitus au liquidateur.
  4. Rapport et PV à signer et légaliser et enregistrer ;
  5. Dépôt après du tribunal de commerce, du rapport du liquidateur, du PV de l’AGE, et du certificat de dépôt.
  6. Remplir la déclaration modificative du registre de commerce (signer, timbrer et légaliser) ;
  7. Faire la publication dans un journal d’annonces légales ;
  8. Dépôt de la déclaration du résultat fiscal auprès de l’administration fiscale.

A noter que pour pouvoir dissoudre une société correctement, cette dernière doit être régulière vis-à-vis de la fiscalité marocaine.

Ces étapes doivent être suivies par la radiation, par ailleurs, de la société du registre de commerce, du rôle de la taxe professionnelle, de l’IF et des autres organismes tels que CNSS, CIMR …

À la fin de toutes ces opérations et formalités juridiques, le statut de personnalité morale, ainsi que le cadre juridique de la société disparaissent et l’entreprise n’existe plus.

Dissolution d’une société : aspects fiscaux à prendre en considération

Pour être en mesure d’être liquidée de manière amiable, une société doit être en règle vis-à-vis de toutes ses obligations fiscales. En effet, une des formalités clés de la dissolution est la radiation de la taxe professionnelle. L’administration s’assure avant d’accorder une radiation que l’entreprise est en situation régulière.

Par ailleurs, une société en liquidation peut subir un contrôle fiscal pour s’assurer de la conformité des déclarations avant la liquidation effective.

⚠️ Le régime 247-XXXVIII du CGI (5 000 MAD forfaitaires) est expiré — aucune voie de régularisation allégée n’existe plus

L’article 247-XXXVIII du CGI, introduit par la LF 2023 et prorogé une seule année par la LF 2024, a expiré le 31 décembre 2024. Les LF 2025 et LF 2026 ne l’ont pas reconduit. Il n’existe donc plus aujourd’hui aucun guichet forfaitaire pour régulariser à moindre coût une société dormante avant sa dissolution — toute régularisation se fait désormais selon le droit commun.

Le vrai coût d’une société « inactive mais non à jour »

Une société sans activité n’est pas une société sans obligations. Chaque exercice non suivi fait courir des pénalités cumulatives qui deviennent explosives sur les 4 exercices non prescrits. Une société dormante qui n’a rien déposé accumule au minimum :

Obligation non respectéePénalité légaleBase légale
Déclaration TVA (trimestrielle ou mensuelle) non déposée500 MAD minimum par déclarationArt. 232 & 204 CGI
Liasse fiscale annuelle (IS) non déposée500 MAD minimum + majoration 15 % sur CMArt. 184 CGI
Cotisation minimale (3 000 MAD min/an) non payée5 % le 1er mois + 0,5 %/mois supplémentaireArt. 208 CGI
Déclaration des honoraires versés à des tiers (État 9421)15 % du montant + minimum forfaitaireArt. 194 CGI
Non-dépôt des PV d’AG et des états de synthèse au greffe du TC10 000 à 50 000 MAD d’amendeLoi 5-96 (SARL)

Ordre de grandeur sur 4 exercices non prescrits pour une société dormante qui n’a strictement rien déposé : entre 40 000 et 100 000 MAD de pénalités fiscales et pénales à acquitter avant même de pouvoir enclencher la procédure de dissolution amiable. Ce montant ne couvre ni la demande de transaction à négocier avec la DGI pour obtenir la remise partielle des majorations, ni l’inspection fiscale que l’administration peut déclencher avant d’accorder la radiation, ni les honoraires de reconstitution de 4 années de comptabilité manquantes.

Budget à anticiper pour une société non à jour

À prévoir dans le budget : Lorsqu’une société n’est pas à jour de ses obligations déclaratives, la régularisation préalable à la dissolution devient un chantier à part entière : reconstitution rétroactive des liasses fiscales, demande de transaction auprès de la DGI, mise en conformité du dépôt au greffe, obtention de l’attestation de régularité fiscale. Cette phase mobilise des honoraires souvent plus élevés que la dissolution elle-même, et son issue dépend du dialogue qui peut être noué avec l’inspecteur des impôts. Il est donc prudent de prévoir, dans votre budget global, un volet « régularisation » distinct du volet « dissolution/liquidation » proprement dit — et de discuter ouvertement de cette situation avec votre expert-comptable avant d’engager la procédure.

Plus-values de cession ou de retrait d’actifs

Si la liquidation s’accompagne d’une plus-value de cession ou de retrait d’actifs (cession de clientèle, terrain, construction), cette plus-value reste imposable dans les conditions de droit commun à l’IS ou à l’IR selon le cas.

Ce que l’on observe sur le terrain pendant la phase de liquidation

La théorie juridique décrit bien les étapes. En pratique, la phase de liquidation révèle des points de friction que la plupart des articles passent sous silence. Voici les insights opérationnels que nous tirons de nos dossiers réels :

Durée réelle de la procédure

Profil de sociétéDurée observéePoint bloquant typique
Société sans activité, trésorerie nette, aucun actif3 à 4 moisObtention de l’attestation de régularité fiscale
Société active avec stocks et créances à réaliser6 à 12 moisRecouvrement des créances clients anciennes
Société avec litiges, contentieux sociaux ou fiscaux pendants12 à 24 moisPurge des provisions pour risques avant clôture
Société avec immobilier à céder9 à 18 moisCalendrier de cession et fiscalité des plus-values

Les vrais points de friction

  • Créances clients anciennes : le liquidateur a les pouvoirs pour recouvrer, mais dans la réalité, les créances de plus de 12 mois sont souvent cédées à décote ou abandonnées. Toute créance abandonnée doit être justifiée (lettre de relance, mise en demeure, recours judiciaire) sous peine de réintégration fiscale au titre de l’Art. 10-I-F-2 du CGI.
  • Stocks à écouler : la cession à valeur de marché déclenche des plus-values taxables. La mise au rebut de stocks obsolètes doit être documentée par PV de destruction — et pour les montants significatifs, un constat d’huissier est vivement recommandé pour sécuriser la déductibilité fiscale.
  • Dettes fournisseurs contestées : une provision doit être maintenue tant qu’un litige est pendant. La clôture anticipée de la liquidation sans avoir purgé ces dettes peut entraîner la réouverture de la liquidation sur requête d’un créancier.
  • Dettes sociales : le solde de tout compte des salariés, l’arrêté des comptes CNSS et l’attestation de régularité CNSS sont des pièces systématiquement demandées par le greffe du tribunal de commerce avant la radiation.
  • Attestation de régularité fiscale (AI) : délivrée par la DGI, elle conditionne la radiation au greffe. Sans AI, la liquidation ne peut pas être clôturée juridiquement — c’est le point de blocage final le plus fréquent dans nos dossiers.

Traitement fiscal du boni et du mali de liquidation

SituationTraitement IS / IRBase légale
Boni de liquidation versé aux associés (excédent après remboursement du capital)Assimilé à un dividende → RAS 11,25 % en 2026, 10 % dès 2027Art. 13 CGI · LF 2025
Mali de liquidation (pertes supportées par les associés)Non récupérable ; reste à la charge définitive des associésArt. 9 CGI
Plus-value de cession d’actifs pendant la liquidationImposable à l’IS au taux de droit commun (20 % / 35,5 %)Art. 19 CGI
Indemnités versées aux salariés licenciésDéductibles IS + exonération partielle IR salariéArt. 57 CGI

Délai de 45 jours : le piège calendaire

Le liquidateur dispose de 45 jours après la clôture effective des opérations de liquidation pour déposer la déclaration du résultat final. Ce délai est court et mobilise immédiatement l’expert-comptable pour boucler le bilan de clôture, calculer l’IS terminal et préparer la liasse. Une anticipation de 2 à 3 mois avant la date prévue de clôture est fortement recommandée pour éviter les retards et les pénalités.

Quel rôle joue le liquidateur dans la procédure de liquidation d’une société à responsabilité limitée (SARL) ?

Le liquidateur est le représentant de la société en liquidation. Il peut jouer un rôle multiple. En effet :

  • Le liquidateur est chargé de faire un inventaire de l’actif et du passif de la société ;
  • Il a les pouvoirs les plus étendus pour continuer les affaires en cours ; et a le rôle d’engager de nouvelles affaires pour les besoins de la liquidation ;
  • Il dispose des pouvoirs étendus en vue de réaliser tous les éléments d’actif,
  • En outre, le liquidateur s’occupe de payer le passif et d’affecter le reste aux associés.

Le liquidateur s’occupe, également, de faire toutes les formalités juridiques et les publicités nécessaires. Les publicités visent, principalement,  à informer les créanciers pour qu’ils présentent leurs créances.

Liquidation dont la durée dépasse un exercice.

Si la durée de la liquidation excède un exercice, le liquidateur devra établir les comptes annuels au vu de l’inventaire des divers éléments de l’actif et du passif existant en fin de période dans :

  • les trois mois de la clôture de chaque exercice.
  • les six mois de la clôture de chaque exercice, les associés doivent statuer sur les comptes annuels ;

Le liquidateur doit souscrire une déclaration du résultat final dans les 45 jours suivant la clôture des opérations de liquidation.

Le liquidateur peut être un associé ou une tierce personne. Les associés d’une société en liquidation doivent nommer un ou plusieurs liquidateurs.

**Quel intérêt y a-t-il à faire appel à un expert-comptable lors d’une procédure de dissolution d’une SARL au Maroc **?

La procédure de dissolution de société au Maroc comporte, en même temps, des formalités juridiques et des travaux comptables. De ce fait, un expert-comptable a une vision globale de tous les aspects d’une dissolution de société. Ceci lui permet, de ce fait, de mener à bien une procédure de dissolution et de liquidation de société.

L’expert-comptable est, sans doute,  un contact de référence lors d’une procédure de liquidation. Plusieurs sociétés choisissent ce professionnel pour le nommer en tant que liquidateur, par exemple.

Lorsque l’on nomme un expert-comptable, ce dernier a une mission variée. Il a la tâche de préparer les PV des assemblées, s’occupe, des rapports et des liasses nécessaires lors de chaque étape.

Textes de référence : Code de Commerce — Loi n° 15-95 (PDF) · Code Général des Impôts 2026 (PDF)

Questions fréquentes

Quelles sont les causes de dissolution d’une SARL au Maroc ?

Les principales causes de dissolution d’une SARL au Maroc sont : la décision des associés (dissolution anticipée), l’arrivée du terme de la société, la réalisation ou l’extinction de l’objet social, la réduction des capitaux propres en dessous du quart du capital social sans régularisation, et la dissolution judiciaire prononcée par le tribunal pour justes motifs. La décision volontaire des associés est le cas le plus fréquent.

Quelle est la procédure de dissolution d’une SARL au Maroc ?

La procédure comprend plusieurs étapes : tenue d’une assemblée générale extraordinaire décidant la dissolution et nommant un liquidateur, publication d’un avis de dissolution dans un journal d’annonces légales, inscription modificative au registre de commerce, réalisation des opérations de liquidation (recouvrement des créances, paiement des dettes, cession des actifs), puis assemblée de clôture de liquidation et radiation définitive.

Combien de temps dure une dissolution de SARL au Maroc ?

La durée de la procédure varie selon la complexité de la situation de la société. En moyenne, comptez entre 3 et 12 mois. Les phases incompressibles sont les formalités juridiques (assemblées, publications) qui prennent environ un mois, et les opérations de liquidation (recouvrement, paiement des dettes) dont la durée dépend du volume d’actifs et de passifs à traiter.

Quelles sont les obligations fiscales lors de la dissolution d’une SARL ?

Lors de la dissolution, la société doit déposer une déclaration de cessation d’activité auprès de la DGI, établir un bilan de liquidation, déclarer et payer l’IS sur le résultat de liquidation (y compris les plus-values de cession d’actifs), régulariser la TVA et solder l’ensemble des obligations fiscales en cours. Les bonis de liquidation distribués aux associés sont soumis à la retenue à la source de 11,25 % en 2026 (10 % à compter de 2027).

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